Si je sors je me perds (Vidéo)

Drôle, légère, primesautière, cette vieille dame ressasse ses vieux souvenirs, mé lange hier et aujourd’hui, passe d’une idée à l’autre. Elle raconte, fantasque, des bribes d’existence, sans retenue et avec gourman- dise, son époque et les siens, des « petites gens », comme on dit : des morceaux d’école, des refrains de chansons populaires, le ci- néma de quartier et ses héros, des guerres, un sale mari, l’âpreté de sa besogne d’ouvrière.

Mais pour son petit-fils, elle est bien plus que ça : elle est son héroïne, sa grand-mère nourricière, sa dame de cœur. Entre eux, c’est un amour qu’on ne sait pas dire, qu’on montre en se préparant des petits plats et en se racontant des histoires abracadabrantes. Autant de récits qui « dégringolent » et que le petit-fils narrateur consigne scrupuleusement dans un carnet.

Au fil des pages, l’écriture jaillissante et généreuse épouse la mémoire en fuite. C’est aussi l’invention d’une langue qui compose le portrait d’une aïeule flamboyante.

 

Né en 1965, Jean-Claude Renard vit et travaille à Paris. Après des études de lettres à la Sorbonne, jusqu’à la soutenance d’une thèse de doctorat («Les figures maternelles dans le roman célinien »), il s’est tourné vers le journalisme et l’écriture, entre romans et essais.

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