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Scoop: monsieur de la Palice n’est pas l’auteur des lapalissades! (Vidéo)

Scoop: monsieur de la Palice n’est pas l’auteur des lapalissades! (Vidéo)

Le mot lapalissade vient du nom de Jacques II de Chabannes, seigneur de La Palice, maréchal de François Ier, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’a été l’auteur d’aucune lapalissade. Les soldats de La Palice, pour illustrer le courage dont fit preuve ce maréchal lors du siège de Pavie (1525) où il trouva la mort, écrivirent une chanson à sa mémoire, dans laquelle se trouve la strophe suivante : Hélas, La Palice est mort, Est mort devant Pavie ; Hélas, s’il n’était pas mort, Il ferait encore envie Son épitaphe elle-même aurait repris ces vers: Ci-gît le Seigneur de La Palice S’il n’était mort il ferait encore envie L’ancien français a deux graphies du s dont l’une est ſ (voir l’article S long). Une erreur de lecture a fait lire « hélas, s’il n’était pas mort, il ſerait (serait) encore en vie ». Aujourd’hui on retrouve encore cette phrase déformée en « Un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie ». Au xviiie siècle, Bernard de la Monnoye reprit alors l’ensemble de cette chanson sur ce modèle. L’orthographe de lapalissade provient du nom moderne de la ville de Lapalisse qui abrite le château historique de Jacques de La Palice.

Jacques II de Chabannes dit Jacques de la Palice (ou de la Palisse), seigneur de la Palice, de Pacy, de Chauverothe, de Bort-le-Comte et de Héron, est né en 1470 et mort le 24 février 1525. Il servit sous trois rois de France et participa glorieusement à toutes les guerres d’Italie de son temps. On le trouve à la prise de Naples en 1495, à la conquête du duché de Milan en 1500.Il s’empara en 1501, de plusieurs places dans les Abruzzes et les Pouilles. Il fut blessé et fait prisonnier par le duc de Terranova au siège de Rouvre en 1502. Libéré en 1504, il prit une part glorieuse aux batailles d’Agnadel et de Ravenne et fut grièvement blessé.En 1511, il accède au titre de Grand maître de France.Sa valeur, qui le portait toujours en avant au plus fort du combat, le fit faire à nouveau prisonnier à la Bataille de Guinegatte en 1513, mais il put s’échapper et prendre part à la prise de Villefranche et à la bataille de Marignan.Maréchal le 2 janvier 1515, il reprit Calais pour traiter la paix avec les envoyés de l’empereur. La négociation ayant échoué, il retourna en Italie et commanda le Corps du centre du combat de la Bicoque en 1522.Il fut envoyé en 1523 au secours de Fontarabie qu’il put ravitailler. Il obligea le connétable de Bourbon à lever le siège de Marseille, s’’empara d’Avignon et termina glorieusement sa carrière à la malheureuse journée de Pavie où il commandait l’’avant-garde.

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1Commentaire
  • DURY

    excellent rapport!Merci

    29 avril 2017 à 13 h 40 min
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