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Post-mortem, Pierre Bergé fait condamner le directeur du Salon beige et de Délit d’images!

Post-mortem, Pierre Bergé fait condamner le directeur du Salon beige et de Délit d’images!

J’ai appris vendredi dernier, par notre avocat, Me Triomphe, que le Salon beige avait été condamné dans l’affaire qui nous opposait à Pierre Bergé – et qui avait été relancée par le « veuf » de ce dernier.

Comme vous le savez, vendredi, nous avions une autre affaire de justice nettement plus importante, puisqu’il s’agissait littéralement d’une question de vie ou de mort, avec la cassation de l’arrêt de la cour d’appel sauvant Vincent Lambert – affaire qui requérait en particulier l’attention de Jérôme Triomphe, également avocat de l’infortuné jeune homme contre lequel le système étatique fait preuve d’un terrifiant acharnement.

C’est d’ailleurs l’occasion de vous inviter à prier de plus belle pour Vincent : seul un miracle peut le sauver des griffes de ces puissances de mort, mais nous savons bien que Dieu peut faire des miracles. Je vous invite en particulier à prier pour cela Jérôme Lejeune, dont le procès de béatification n’attend précisément plus qu’une reconnaissance de miracle (et vous savez à quel point nos amis de la Fondation Lejeune se sont courageusement engagés aux côtés des parents de Vincent).

Il serait bon que se multiplient les prières publiques pour ce dernier. Les catholiques de France ignorent trop souvent qu’ils sont désormais minoritaires, mais ils ignorent aussi, en sens inverse, leur énorme influence symbolique dans la société : nul besoin d’une manifestation d’un million de personnes pour que les médias soient obligés de parler de cette euthanasie qu’ils préfèrent dissimuler ; il suffirait de quelques dizaines de veillées pour la vie organisées un peu partout en France par autant de curés et de paroisses ou même simplement de la prière publique d’un évêque pour manifester à la face du monde que la Sainte Eglise de Dieu ne peut pas cautionner cet assassinat des plus fragiles – et forcer tous les hommes politiques à prendre position.

J’ajoute que « l’affaire Lambert » est la preuve que, contrairement aux discours lénifiants que l’on entend un peu partout (y compris, hélas, trop souvent dans la bouche de clercs), la loi Claeys-Léonetti est une mauvaise loi, puisqu’elle permet d’assassiner atrocement une personne qui n’est nullement en fin de vie. Je sais bien que les lois qui se dessinent derrière seront pires encore, mais on ne peut pas se battre pour la vie en se fondant sur des mensonges : il est légitime de défendre la loi Claeys-Léonetti contre les dramatiques amendements euthanasiques qu’annonce Jean-Louis Touraine, mais à la condition de savoir que cette loi est une loi de la culture de mort.

Toujours est-il que la cassation pour Vincent était nettement plus importante que nos propres affaires judiciaires. J’ai donc attendu un peu pour vous tenir au courant. Mais je ne voudrais pas que vous appreniez la nouvelle de ma condamnation par la « grande presse ».

Voici donc ce qui s’est passé.

Vous souvenez peut-être que le Salon beige avait eu maille à partir avec l’oligarque socialo-homosexualiste dès 2013. Comme nous avions refusé d’obtempérer aux menaces, l’affaire avait fait « pschitt » comme dirait Chirac. Mais nous nous doutions que nous étions dans le collimateur. En l’occurrence, la nouvelle salve ne vint pas directement du Salon beige, mais de Délit d’images– même s’il est clair que c’est le directeur du Salon beige qui est visé. Délit d’images est un blogue culturel dont je suis également directeur de publication. Il avait publié un lien renvoyant à un article de Panamza – site de la mouvance soralienne, dont il est notoire que les catholiques de conviction que nous sommes ne sont pas très proches, même si, contrairement à la presse dominante, nous ne nous roulons pas par terre en écumant de bave à la seule évocation du nom de Soral ! – qui lui-même relayait une enquête de VSD, journal de la gauche libertaire, sur les mœurs du sieur Bergé.

VSD fut ensuite condamné, mais naturellement ni Panamza, ni a fortiori nous, ne le savions à l’époque. Ce qui fait que je suis condamné pour avoir publié un lien hypertexte renvoyant indirectement à une enquête d’un média dominant. Avec un double argumentaire : d’une part, la publication d’un lien vaut publication de l’article ; d’autre part, citer une enquête de journalistes aussi idéologiquement éloignés de mes propres convictions ne peut garantir ma bonne foi.

Cette condamnation est, en soi, extrêmement grave. Théoriquement, elle devrait même entraîner la fin d’internet en France, puisque, comme je l’ai expliqué au juge d’instruction (si vous voulez quelques précisions, je me permets de renvoyer à mon entretien avec Riposte laïque), cette publication d’un lien vers d’autres sites est une pratique que, pour ma part, j’assume juridiquement plusieurs dizaines de fois par jour, mais que des médias comme « Le Monde » ou TF1 pratiquent des centaines ou des milliers de fois par jour. Est-il besoin de préciser que la « grosse presse » publie notamment des liens vers des articles qu’elle ne cautionne pas ? Cela étant, « rassurez-vous », chers lecteurs ! Dans la pratique, ce n’est pas à la fin d’internet que nous allons assister, mais à l’extension du royaume de l’arbitraire : les médias dissidents comme nous seront condamnés aussi souvent que l’oligarchie le souhaitera, puisqu’ils ne peuvent pas être en règle, tandis que les médias dominants ne le seront à peu près jamais. Le « deux poids, deux mesures » est désormais un principe fondateur de la jurisprudence française !

Mais s’ils croient nous abattre, ils se trompent lourdement !

Certes, nous traversons une passe difficile : cette affaire nous a déjà coûté cher et, au total, nous allons devoir débourser autour de 15000 euros. A payer au seuil de l’été qui est traditionnellement déjà une période tendue pour nos finances. Autant dire que la survie de notre fragile petit groupe de réinformation est entre les mains de la Providence et de vous, amis lecteurs ! Je n’ai pas le droit légalement de faire appel à vous pour payer une amende – autre principe assez curieux, pour ne pas dire absurde, du droit français ! –, mais rien ne vous empêche de faire un don pour soutenir le Salon beige, notamment à la veille d’importants combats sur la bioéthique et contre la culture de mort. Pour cela, vous pouvez cliquer ici.

Un grand merci pour votre soutien. La culture de mort n’aura pas le dernier mot, j’en ai la certitude.

ON NE LACHE RIEN et, même si les Bergé, les Buzyn, les Belloubet, les Macron et consorts y sont allergiques, Viva Cristo Rey !

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

Directeur de publication de Délit d’images

Delit D'images
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