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Oran, 5 juillet 1962: un massacre d’état! (Vidéo)

Oran, 5 juillet 1962: un massacre d’état! (Vidéo)

 

3000 Européens massacrés sous les yeux du général Katz et sur ordre du chef de l’État français de l’époque, de Gaulle. Ce chiffre de plus de 3.000 morts et disparus a été enregistré par Mme Sallaberry, militaire de carrière en poste au bureau des exactions. Le colonel Fourcade a témoigné sous la foi du serment, déclarant avoir assisté en début de matinée, ce 5 juillet, à l’entretien téléphonique entre le général Katz, qui informait le chef de l’État que dans toute la ville se perpétrait un massacre au « faciès blanc », et de Gaulle, qui lui a donné l’ordre criminel le plus formel : « Surtout, ne bougez pas ! »
Le général Katz a décidé dans la matinée de survoler la ville en hélicoptère. Voici le témoignage du pilote : « Nous survolons la ville, partout des gens qui fuyaient et des cortèges de bras en l’air, escortés par des ATO (auxiliaires de l’armée nationale populaire) ou des civils en armes. Nous avons survolé le Petit Lac, là aussi une foule compacte bras en l’air, des gens qu’on faisait entrer dans l’eau et qu’on abattait froidement. J’ai hurlé : “Mon général, on abat des gens, je vois l’eau qui devient rouge de sang”. Le général m’a répondu : “Retour à la base”. »
Les Européens étaient escortés jusqu’au commissariat central, où ils étaient torturés et tués mais également vers le Petit Lac et la ville nouvelle. Ce massacre s’est poursuivi jusque vers 17 heures.
Ce 5 juillet, un jeune appelé qui montait la garde dans une guérite d’une caserne oranaise vit venir à lui un groupe de Français affolés, hommes, femmes et enfants, tous terrorisés, qui le suppliaient d’ouvrir les grilles fermées. Il n’avait pas les clés. Il a appelé, supplié qu’on ouvre les grilles d’urgence… Mais déjà les tueurs avaient rejoint le groupe. Ces gens, hommes, femmes, enfants, ont été égorgés sous ses yeux, alors qu’ils s’agrippaient aux grilles fermées à double tour. Il n’a pas pu utiliser son fusil non chargé pour leur porter secours. Cet homme a témoigné et fait ce récit horrible en pleurant… « Depuis, je ne peux plus passer une nuit sans me réveiller en tremblant, avec les cris et les râles de ces pauvres gens dans les oreilles… »
Le père de Laparre de Saint Sernin a témoigné dans un livre remarquable, Journal d’un prêtre en Algérie, dans lequel il relate plusieurs épisodes de l’agonie sans nom qui fut imposée aux Français d’Oran. Dans ce livre, cet homme d’Église relate avoir recueilli et soigné un malheureux Algérien frappé de terreur depuis qu’il avait, involontairement, assisté, au Petit Lac, à la décapitation à la hache d’un couple et de leur petit garçon d’environ cinq ans. Les appels au secours, les supplications et les prières à la Vierge de Santa Cruz de ce couple résonnaient encore aux oreilles de ce témoin. On est pris de frissons en lisant de telles monstruosités.
Et surtout, ce dernier souvenir, ce père qui a raconté avoir retrouvé son fils de 18 ans pendu à un crochet de boucher aux abattoires d’Oran, après avoir été torturé et égorgé.

Le lieutenant Rabah Kheliff fut le seul officier français qui a eu le courage de désobéir aux ordres criminels de sa hiérarchie en se portant au secours de Français pourchassés et massacrés. Il a sauvé des centaines de vies et son témoignage est accablant. Le général Katz l’a convoqué et sanctionné : « Si vous n’étiez pas un Arabe, je vous casserais. » Le lieutenant Kheliff a été sur le champ muté et rapatrié en métropole.
Cette déclaration du chef de l’État, de Gaulle, témoigne de sa complicité dans ce crime d’État
La France ne doit plus avoir aucune responsabilité dans le maintien de l’ordre après l’autodétermination. Elle aura le devoir d’assister les autorités algériennes, mais ce sera de l’assistance technique. Si les gens s’entre-massacrent, ce sera l’affaire des nouvelles autorités.
Sans être Nostradamus, voici l’oracle du maréchal Juin : “Que les Français, en grande majorité, aient, par référendum, confirmé, approuvé l’abandon de l’Algérie, ce morceau de la France, trahie et livrée à l’ennemi, qu’ils aient été ainsi complices du pillage, de la ruine et du massacre des Français d’Algérie, de leurs familles, de nos frères musulmans, de nos anciens soldats qui avaient une confiance totale en nous et ont été torturés, égorgés, dans des conditions abominables, sans que rien n’ait été fait pour les protéger, cela je ne le pardonnerai jamais à mes compatriotes. La France est en état de péché mortel, elle connaîtra un jour prochain son châtiment !”
Ce jour est-il arrivé ?

Témoignages recueillis par l’historienne Geneviève de Ternant et Anne Cazal, déléguée générale de « Véritas »
Manuel Gomez – Boulevard Voltaire

Delit D'images
7 Commentaires
  • LAURENT

    Et quand on voit l’autre “charlot”, faire sa génuflexion et repentance…on a envie de vomir…:-(((

    5 juillet 2015 à 11 h 12 min
  • Lio

    L ‘AGONIE D’ORAN 5 JUILLET 1962

    Beaucoup d’Oranais et surtout des femmes et des enfants avaient quitté la ville durant les trois mois précédents, mais on ne vide pas une ville de 400.000 habitants et de plus de nombreux habitants du bled s’y étaient réfugiés après l’abandon par l’armée française des villages et les exactions dans les fermes.

    Du 1er juillet, date du vote de l’indépendance jusqu’au 4, il n’y eut en ville que quelques défilés de voitures surchargées d’arabes, hommes et femmes hurlant des slogans et des you-you, mais en sommes, plutôt bon enfant…

    Le 5, ordre avait été donné par radio d’ouvrir les magasins, les bureaux et de reprendre le travail. Or une foule déferla des quartiers arabes vers les quartiers européens dés le matin, par la Place Kargentah vers la Place d’Armes ” pour un défilé pacifique. ”

    Comment, alors, expliquer que les hommes étaient presque tous armés, et que beaucoup de femmes dissimulaient un couteau sous leur voile ?

    A 11 heures un coup de feu retentit sur la place d’Armes, un signal sans doute, des cris jaillirent : ” l’OAS, c’est l’OAS qui nous tire dessus ”

    Tout le monde savait que les commandos avaient quitté la ville fin juin, et qui aurait été assez fou pour provoquer une foule déjà surexcitée ? En tous cas, ce fut le début de l’horrible carnage : une chasse à l’Européen commença sauvage, systématique.

    On égorgea, on tua au revolver ou à la mitraillette, on prit des rues en enfilade, tuant tout ce qui bougeait, on pénétra dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens avec des raffinements de cruauté, arrachant des yeux, coupant des membres. On vit même des femmes dépecer des vivants avec les dents. Les auxiliaires de l’armée algérienne, les A.T.O. emmenaient les Européens prisonniers par longs cortèges vers le commissariat central où ils étaient battus et tués, ou vers le Petit Lac, ou vers la Ville Nouvelle.

    Pourtant dans cette folie sanguinaire, des arabes sauvèrent des européens, d’autres intervinrent, et permirent de délivrer des prisonniers.
    Le général Katz avait donné l’ordre de ne pas bouger et les 18.000 soldats français qui se trouvaient à Oran, restèrent cantonnés dans les casernes sans intervenir.
    Katz téléphona à De Gaulle pour l’informer de l’ampleur du massacre. Le chef de l’état répondit ” ne bougez pas .”
    C’est le seul exemple dans l’histoire d’un massacre perpétré sur une communauté sans défense, en présence d’une armée qui laisse assassiner ses ressortissants sans intervenir.
    La tuerie dura près de six heures. Lorsque à 17 heures les gendarmes français sortirent de leur trou à rats, le calme revint aussitôt.
    Les cadavres jonchaient la ville, on en trouva pendus aux crocs des bouchers, dans des poubelles…
    Dans la chaleur de juillet, la puanteur était horrible.
    Les soldats français et algériens déversèrent par camions les cadavres dans le Petit Lac et les couvrirent de chaux vive. Nul ne sait le bilan exact de cette Saint Barthélémy.
    On parlait dans les semaines qui suivirent de 3.000 morts et disparus…
    C’est le chiffre que donna le sinistre De Broglie et que reprit le ministre André Santini.

    Ce qui est sûr, c’est que le massacre était prémédité car les tueries commencèrent à la même heure aux quatre coins de la ville qui était vaste.
    On peut presque dire que les morts eurent de la chance, car le sort des disparus qui furent signalés par des témoins dans les mines de l’Algérie, dans des prisons sordides, dans des maisons closes et des bars à soldats, traités en esclaves ou torturés fut sans nul doute pire encore.
    La France vient de reconnaître le génocide des Arméniens par les Turcs. Elle nous doit de reconnaître la responsabilité de De Gaule et de son gouvernement dans le massacre des Oranais le 5 juillet 1962. Sans haine, sans amertume mais avec détermination nous demandons que soit proclamée la vérité.

    Geneviève de Ternant

    6 juillet 2015 à 11 h 31 min
  • Moktar

    Manuel, il est totalement inexact que le Lieutenant Kheliff fut le seul officier à libérer des otages. Tout le monde évoque Rabah Kheliff de par ses origines musulmanes.
    Mais deux autres officiers français intervinrent: le Capitaine Jean-Germain Croguennec qui seulement accompagné du sous-officier Brénugat se rendit au Commissariat central et fit libérer plusieurs dizaines de civils européens.
    Le Vice-Amiral Jean Barthélémy qui, après une discussion orageuse avec le général Katz, envoya un détachement de fusilliers marins évacuer les magistrats et le personnel du tribunal. Au retour ces fusilliers-marins s’interposèrent entre des manifestants musulmans et des ouvriers de la DCAN.
    La 3ème Cie du 8ème RIMA s’oppose également à des musulmans .
    le 3ème Compagnie du 5ème RI met en fuite des manifestants.
    Rendons hommage à ces officiers et soldats qui ont sauvé l’honneur de leurs camarades l’arme au pied.
    Quant au témoignage de cet appelé dans cette caserne d’Eckmhul; il n’avait sans doute pas les clefs mais le Chef de poste les avait INDISCUTABLEMENT; par ailleurs si les fusils n’étaient pas chargés il est impossible qu’il n’y ait eu de munitions au poste.
    Il est regrettable que de cette tragédie certains en fassent un roman noir. J’ai personnellement perdu un membre de ma famille qui a laissé une veuve et 6 orphelins et lire ou écouter des absurdités me révolte.

    5 juillet 2016 à 21 h 12 min
  • Prince Paul Eliaqim de Maisonneuve-Vannieuwenhuyze

    Le soi-disant général de Gaulle, qui a toujours signé tous les écrits que nous connaissons sous ce faux nom, se nommait en réalité Charles De Gaulle. La particule nobiliaire qu’il s’était attribuée était une imposture. Il n’y a jamais eu de Maison, troupe de gens d’armes reconnue par le peuple comme capable d’assurer l’ordre et la sécurité, et dirigée par un chef anobli de fait par le peuple, il n’y a jamais eu de Maison de Gaulle, et aucun de ses ancêtres n’a jamais été anobli autrement par la suite. On n’en trouve aucune trace dans les registres de la noblesse française. De Gaulle signifie Du Mur ou Dumur. De est une variante de Le comme dans Le Pen ou Le Bolloc’h, et Gaulle a la même origine que le mot anglais wall qui signifie mur. Donc De Gaulle = Du Mur ou Dumur = nom donné à quelqu’un qui vivait près d’un mur comme une enceinte de ville ou autre espèce de mur, de même que Dupont ou Du Pont, vivant à côté ou sur un pont, ou Dupré ou Du Pré, vivant à côté ou dans un pré.

    Tout ce qui est signé « Général de Gaulle » n’avait, n’a et n’aura jamais la moindre valeur légale car il s’agit d’une imposture qui rend automatiquement nul tout ce qui la précède.

    6 juillet 2016 à 18 h 28 min
  • Robert

    De Gaulle etait une merde. A cote Petain etait plus propre. Ca ne m’etonne pas que nous ayons un holande a la tete de l’etat aujourd’hui. Je pense que la France merite une vraie lecon et elle va la recevoir.

    6 juillet 2016 à 22 h 24 min
  • bikoz

    j’y étais ! nous voulions rester en Algérie mais avec ce massacre, nous nous sommes réfugiées à l’abri dans le port en attendant qu’un bateau veuille bien nous faire embarquer, 3 jours et 3 nuits sur le bitume d’un quai, sous la chaleur de l’été et dans la puanteur du poisson pourri et du macadam fondu…j’avais 17a…j’ai laissé derrière moi tous mes rêves d’ado et continué d’affronter la dure réalité qui m’attendait également de l’autre côté de la Méditerranée.

    7 juillet 2016 à 0 h 24 min
  • andrea

    Une tache indélébile sur l’honneur de notre pays.
    Il faudra bien un jour rendre justice à toutes ces malheureux innocent martyrisés.
    Honte à de gaulle et au gouvernement de l’époque, aux collabos porteurs de valises, et à tous ces fumiers du fln qui se pavanent encore et osent nous demander repentance!
    Je ne suis pas pied-noir mais vraiment je suis révulsée par le sort qui a qui a été fait à ces gens et l’ injustice faite à leur memoire.

    5 juillet 2017 à 21 h 44 min
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