Haut

Ni vacances, ni oubli pour l’affaire Benalla: la commission d’enquête du Sénat va durer 6 mois!

Ni vacances, ni oubli pour l’affaire Benalla: la commission d’enquête du Sénat va durer 6 mois!

À l’issue de l’audition d’Alexis Kohler, le président de la commission d’enquête estime que « la situation est celle d’un grand flou ». Philippe Bas pointe les « contradictions » entre les différentes personnes auditionnées.

« Sur de nombreux points aujourd’hui, la situation est encore celle d’un grand flou », constate le président de la commission d’enquête, Philippe Bas, à l’issue de l’audition du secrétaire général de l’Élysée. L’audition d’Alexis Kohler marque la fin de la première série d’auditions de la commission qui poursuivra ces travaux durant les 6 prochains mois.

Le président de la commission le martèle : « Il s’agit d’une audition et non d’une comparution », le rôle de la commission se cantonne en effet à identifier les dysfonctionnements qui ont permis ladite affaire Benalla. « À l’issue de ces premières auditions ne se dégage pas l’impression d’une grande clarté », déplore Philippe Bas.

Selon le sénateur, « il y a des contradictions entre ce que nous disent les autorités de la présidence de la République, sur les fonctions de Monsieur Benalla et sur ce que la préfecture de police a perçu de ses fonctions quand elle lui a attribué son permis de port d’arme ».

« Il y a dans le statut de Monsieur Benalla un cumul de moyens d’action (…) qui jette le trouble sur la réalité de sa fonction »
L’arrêté du permis de port d’arme de Monsieur Benalla mentionne effectivement sa « mission de police » alors que le secrétaire général de l’Élysée assure que Monsieur Benalla n’a « jamais été en charge de la protection du président de la République ».

« Il y a dans le statut de Monsieur Benalla un cumul de moyens d’action : le logement, la voiture de police, la carte d’accès à l’Assemblée nationale, qui jette le trouble sur la réalité de sa fonction », indique par ailleurs le président de la commission d’enquête du Sénat.

Ce n’est donc pas l’audition du secrétaire général de l’Élysée qui dissipera le « grand flou » que pointe Philippe Bas. « Le secrétaire général de la présidence de la République, sur plusieurs points n’a fait que réitérer les propos du directeur de cabinet et n’a pas levé toutes les zones d’ombre », explique-t-il.

Philippe Bas estime que cette affaire démontre qu’il « est grand temps de remettre un peu d’ordre, de respecter les contre-pouvoirs » dans la mesure où « ce que révèle cette affaire Benalla, c’est de la confusion dans le fonctionnement de l’État de droit et dans le fonctionnement de notre République ».

 

Source

Delit D'images
Pas de commentaires

Les formulaire de commentaire est actuellement fermé.

Traduire le site »

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Nous utilisons Google Analytics pour réaliser des analyses statistiques sur l'audience.
  • _ga
  • _gid
  • _gat

Refuser tous les services
Accepter tous les services