My cousin Rachel (Bande-annonce)

My cousin Rachel, soit Ma cousine Rachel en français évidemment, est l’adaptation d’un roman célèbre dans le monde anglophone. Il a été écrit par l’auteur à succès Daphné du Maurier, et relève du policier et du roman historique, puisque l’action se situe pour l’essentiel dans la Grande-Bretagne du milieu du XIXème siècle. Daphné du Maurier est l’auteur préféré du maître du film policier Alfred Hitchcock, qui a adapté en son temps certaines de ses œuvres. Mais il n’a jamais concrétisé son projet concernant My cousin Rachel. Le réalisateur Roger Michell a proclamé, ambition considérable, vouloir s’inscrire fidèlement dans les pas du maître. Le plus étonnant est que, selon nous, il a réussi son film.
 

My cousin Rachel interroger encore et encore le spectateur

 
Un enfant orphelin est recueilli par un cousin, un célibataire d’une quinzaine d’années son aîné. Il l’aime rapidement comme un père. Jeune homme ayant bâclé ses études, il est de retour, ravi, dans le domaine campagnard de son cousin. Or ce dernier, malade des poumons, doit, sur les conseils de ses médecins, voyager en Italie. Là-bas, chose improbable pour un vieux célibataire, il y rencontre une veuve anglo-italienne qui réussit à le séduire. Il l’épouse, et elle devient la Cousine Rachel. Il témoigne dans sa correspondance de son bonheur, puis bizarrement, tient dans en des lettres de plus en plus rare, des propos incohérents et gravement accusateurs contre son épouse et son grand ami médecin. Puis, il meurt. Faut-il mettre ces accusations graves sur le compte du délire d’un malade, parti malade de Grande-Bretagne ? Et ce d’autant plus que la veuve n’a hérité de rien ? Le jeune homme veut venger son oncle…Puis, rencontrant la veuve en Angleterre, il finit par être persuadé de son innocence. Rapidement, il tombe même sous son charme. Il est clair qu’il est un imbécile, d’une gentillesse désarmante entre deux rares colères, et elle une habile manipulatrice. La séductrice quadragénaire est interprétée avec talent par Rachel Weisz. L’époque victorienne est fort bien restituée. Le spectateur est donc d’autant mieux immergé dans le film, et y croit, tout simplement.
 
My cousin Rachel n’est pas une femme qui inspire une grande sympathie. Mais est-elle pour autant une meurtrière et une empoisonneuse, experte en tisanes fortes des plus suspectes ? Le film, très original, laissera la question complètement ouverte. Du coup, il marque d’autant plus le spectateur qui ne cesse, plusieurs jours après avoir vu le film, de s’interroger encore et encore. Ainsi, nous avons trouvé My cousin Rachel très réussi.

 

 

 

 

Lu sur Réinformation TV
 

Partager