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Macron veut-il se débarrasser du Mobilier National? (Vidéo)

Macron veut-il se débarrasser du Mobilier National? (Vidéo)

«Et si, tout simplement, l’État fermait les manufactures des Gobelins»?: la question, en forme de provocation, fut posée lundi, au cours d’un déjeuner sur l’avenir du Mobilier national, organisée par la ministre de la Culture. Françoise Nyssen avait enjoint les «représentants de l’éco système de l’artisanat d’art», parlementaires, galeristes d’art, designers, fabricants de mobilier, manufacture de Sèvres, Comité Colbert ou musée des Arts décoratifs, à réfléchir «sans tabou» à une nouvelle stratégie pour le Mobilier national.

Évidemment, l’idée d’un déménagement de la vénérable administration, créée par Colbert, n’a pas fait recette dans l’assistance. Mais elle a eu au moins le mérite de soulever une sorte de chape de plomb qui pèse sur cette administration d’excellence. Issu des manufactures et de l’ancien garde-meuble royaux, possédant des savoirs faire uniques, le Mobilier National peine à habiter le XXIe siècle et à faire reconnaître son existence.

Officiellement, il est chargé de conserver et restaurer 200.000 objets et meubles, destinés à l’ameublement de l’Élysée, de Matignon, des ministères et des Ambassades de France. Tâche qu’il fait bien, surtout lorsque la présidence de la République n’hésite pas à faire appel à ses services. Brigitte et Emmanuel Macron se sont ainsi attachés à renouveler les décors des pièces de réception du palais de l’Élysée, en piochant des tapisseries Alechinsky ou des tapis contemporains de la Savonnerie dans les fabuleuses réserves du Mobilier National. (…)

Comment faire évoluer cette administration, qui n’a jamais renoncé à la tradition dans ce qu’elle a de plus exigeant et éviter sa mort à petit feu par manque de débouchés? Hervé Lemoine aimerait pouvoir travailler un jour avec des grands éditeurs de mobilier, et créer des séries limitées vendues dans le commerce. Pour l’instant, et comme le soulignait Christophe Beaux, ancien directeur de la Monnaie de Paris, tout cela se heurte à «un problème de statut».

Françoise Nyssen a conclu le déjeuner par: «Vous devez sortir du cadre dans votre réflexion!», laissant entendre que le gouvernement était prêt à faire évoluer les missions du Mobilier national. Il y a une petite urgence: la Cour des comptes est en train de préparer un rapport, que l’on dit sévère, sur le Mobilier national. Il devrait être rendu public à l’automne.

 

 

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