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Les Cast courts du Victoria and Albert Museum (Vidéo)

Les Cast courts du Victoria and Albert Museum (Vidéo)

Dès son ouverture en 1852 à South Kensington, le musée présente, mêlés aux œuvres originales, de nombreux plâtres. Ces copies moulées sont destinées à combler les lacunes de la collection : ils témoignent de chefs-d’œuvre célèbres de la sculpture dont les originaux sont conservés dans d’autres pays ou reproduisent des artefacts représentatifs de courants artistiques dont le musée ne possède aucun ou peu de témoins. La présence de ces moulages répond à l’impératif fixé à la création de ce musée des arts décoratifs et industriels : être un lieu d’enseignement et d’inspiration pour les artisans et artistes, assurant ainsi le dynamisme de la production nationale.

Alors que les premiers moulages rejoignent le musée au gré des opportunités, les décennies 1860 et 1870 sont marquées par une volonté de développement systématique et réfléchi des collections de plâtres. Les conservateurs établissent une liste des moulages dont la mise en exposition serait bénéfique. Certains sont réalisés sur commande du musée, tandis que d’autres sont achetés à des entrepreneurs en moulages français, allemands ou italiens.

Le marché de la copie est alors florissant en Europe : la seconde moitié du XIXe siècle est en effet marquée par la constitution, à travers tout le continent, de musées de copies semblables à celui du Victoria and Albert. En France, par exemple, le Musée des moulages de Lyon, le Musée des monuments français (aujourd’hui intégré à la Cité de l’architecture) ou encore la Galerie de Sculptures et des Moulages de Versailles en témoignent. Dans ce contexte, les institutions culturelles ont pris l’habitude d’échanger des copies, une pratique structurée en 1867 par une « Convention internationale pour promouvoir universellement la reproduction d’œuvres d’art », signée par quinze états européens.

Au Victoria & Albert, conséquence de cet effort d’enrichissement, les moulages sont rapidement trop nombreux pour être tous exposés dans les salles : il devient clair qu’ils nécessitent un espace réservé. C’est ainsi que les Cast Courts sont projetés, puis inaugurés en octobre 1873. Il s’agit de deux grandes cours vitrées, desservies par des galeries hautes permettant d’observer les moulages depuis les étages. À l’exception de la première galerie, les coursives hautes ne sont malheureusement plus ouvertes au public depuis qu’elles ont été transformées en réserves.

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