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L’Arabie saoudite dément avoir voulu punir le féminisme de prison et de coups de fouets

L’Arabie saoudite dément avoir voulu punir le féminisme de prison et de coups de fouets

Les autorités saoudiennes ont démenti une information précédemment diffusée selon laquelle le féminisme avait été classifié dans la liste des «idées extrémistes», punies par la loi avec des peines allant jusqu’à la prison et aux coups de fouets.L’Arabie saoudite a cherché à arrondir les angles devant le tollé international provoqué par la diffusion le 8 novembre d’une vidéo d’animation, supprimée depuis, annonçant la classification du féminisme, mais aussi de l’homosexualité et de l’athéisme, parmi les «idées extrémistes». La révélation de cette vidéo avait attiré sur le pays les foudres de plusieurs ONG. Amnesty international avait qualifié la mesure annoncée d’«extrêmement dangereuse» pour «les droits à la liberté d’expression et à la vie, la liberté et la sécurité dans le pays».

L’agence de sécurité de l’Etat, qui gère entre autre la menace terroriste dans le pays et qui avait publié la vidéo polémique sur twitter, a annoncé à l’agence saoudienne SA le 13 novembre que la vidéo contient «beaucoup d’erreurs» et n’aurait pas été validée avant diffusion. Courrier international, qui cite le site d’info saoudien Sabq, précise qu’une enquête interne a été ouverte.

Des «idées extrémistes»
L’agence de sécurité de l’Etat a par ailleurs rejeté les informations parues dans un article du quotidien Al-Watan, selon lequel les féministes pourraient se voir infliger des peines de prison et des coups de fouet.

«La direction de la lutte contre l’extrémisme, dirigée par la sécurité de l’Etat, a inscrit le féminisme sur la liste des idées extrémistes», pouvait-on lire dans les lignes du quotidien. Cette liste, dans laquelle figurait aussi le takfirisme (idéologie islamiste extrême), mais aussi «l’athéisme, l’homosexualité, la pornographie», exposait à de lourdes peines «allant jusqu’à la prison et des coups de fouet». Les châtiments corporels font en effet partie de l’arsenal juridique dans la loi saoudienne. Et au titre saoudien d’ajouter que ce type d’accusations pourrait être émise par exemple contre une «féministe qui en parle sur Twitter».

La Commission des droits de l’Homme du royaume a de son côté assuré que «le féminisme n’est pas criminalisé» en Arabie saoudite et que cette instance accorde «la plus haute importance aux droits des femmes». Mais sur la question de l’athéisme ou de l’homosexualité, deux infractions pénales passibles de la peine de mort en Arabie saoudite, les deux institutions n’ont apporté aucun démenti.

L’Arabie saoudite, de plus en plus critiquée à l’international entre autres sur la question du droit des femmes, avait consenti sous l’impulsion du prince héritier Mohammed ben Salmane à leur octroyer l’accès au permis de conduire et la possibilité d’obtenir un passeport sans l’aval d’un tuteur masculin.

Mais le gouvernement a également accentué la répression contre les dissidents et militantes féministes. Le royaume a notamment procédé à l’exécution de 37 chiites accusés de terrorisme, dont un par crucifiement.

Une douzaine de féministes sont encore emprisonnées dans le pays, certaines soumises à la torture selon leurs familles et des organisations de défense des droits humains.

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