La Grande-Bretagne refoule deux identitaires pour délit d’opinion!

La Grande-Bretagne refoule deux identitaires pour délit d’opinion!

Deux identitaires ont été refoulés vendredi par les autorités britanniques à l’aéroport de Stansted, près de Londres, au motif qu’ils sont hostiles à l’islamisation, ce qui est apparemment aujourd’hui un délit d’opinion au Royaume-Uni. L’Autrichien Martin Seller en était à sa deuxième tentative infructueuse pour entrer sur le territoire britannique. A la mi-mars, il avait été refoulé avec sa petite amie américaine Britanny Pettibone qui est active au sein de l’Alt-Right (droite alternative) américaine. Cette fois, l’identitaire autrichien est arrivé avec le Hongrois Abel Bodi pour participer à une conférence de Génération Identitaire prévue près de Londres. Abel Bodi a, lui aussi, été refoulé.

Le site d’information Breitbart News s’est procuré la transcription de l’interrogatoire (51 questions !) auquel a dû se soumettre Abel Bodi. Les questions portaient sur la conférence organisée par les identitaires et sur les opinions personnelles de monsieur Bodi. Selon la lettre d’expulsion reçue par le Hongrois après la décision prise par les autorités britanniques, le fait qu’il se soit dit opposé à l’islamisation de l’Europe aurait été le facteur déterminant dans le refus de le laisser entrer au Royaume-Uni.

Pour justifier la décision de ses services après que l’affaire eut été relayée par les médias, le ministère de l’Intérieur britannique a déclaré que « ce gouvernement soutient la liberté d’expression mais ne permettra pas que cela serve d’excuse pour faire valoir des opinions exécrables contraires à nos valeurs. »

A la mi-mars, l’Allemand Lutz Bachmann, fondateur du mouvement des Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident (Pegida), avait, lui aussi, été refoulé par les gardes-frontières britanniques à l’aéroport de Stansted. Le ministère de l’Intérieur avait alors justifié sa décision par le fait que sa présence en Grande-Bretagne n’était pas dans l’intérêt du public. M. Bachmann devait s’exprimer au côté de Tommy Robinson, fondateur de la Ligue de défense anglaise, un mouvement qui récuse tout racisme mais s’oppose à l’islamisation et à l’extrémisme musulman. Le lieu prévu pour les interventions de Bachmann et Robinson, le Speaker’s Corner (« coin des orateurs ») est un espace réservé de Hyde Park, à Londres, où traditionnellement, depuis le XIXe siècle, chacun pouvait exprimer librement ses opinions. Cela reste vrai aujourd’hui sauf pour les militants nationalistes ou assimilés comme tels.

En février, un journaliste conservateur polonais renommé, Rafal Ziemkiewicz, qui ne cache pas non plus ses réserves face à l’islamisation en cours de l’Europe occidentale, avait été empêché de venir s’exprimer en Grande-Bretagne après la campagne à son encontre menée par une députée travailliste.

En ce qui concerne la conférence identitaire de samedi dans la banlieue londonienne, le groupe d’extrême gauche Hope Not Hate (« de l’espoir, pas de la haine ») avait par ailleurs appelé les « antifas » à venir attaquer physiquement les participants au motif qu’ils seraient d’extrême droite. Des affiches appelant à organiser une « chasse aux hipsters nazis » avaient même été collées sur des panneaux JCDecaux à des arrêts de bus londoniens sans que cette entreprise ni les autorités y voient un quelconque appel à la violence et à la haine.

Olivier Bault – Présent

Partager