Haut

Fillon peut vraiment remercier Christine Angot! (Vidéo)

Fillon peut vraiment remercier Christine Angot! (Vidéo)

Elle est arrivée de noir vêtue, le regard sombre et la mine mauvaise. Elle s’appelle Christine Angot. Elle est écrivain, de gauche. Elle était, hier soir, l’invitée surprise de l’Emission politique de France 2, face à François Fillon, le candidat aux mille affaires.
Et pour une surprise, ce fut une méprise, tant ce moment de télévision fut la caricature de ce qu’est un tribunal médiatique, une dictature de la bien-pensance.
En chaisière de la morale publique, Christine Angot s’est voulue la parole du peuple, le procureur du politicien pourri. Or elle n’était qu’une marionnette ridicule, l’intolérance faite intellectuelle.
Dans un long monologue, elle l’a assené de coups, l’accusant de toutes les malhonnêtetés. Elle voulait accabler Fillon, elle lui a rendu service.

images-3

Jeudi soir sur France 2, on avait lâché les chiens – ou, pour être plus précis, la chienne de garde – contre François Fillon. D’où la prestation de Christine Angot, papesse de l’autofiction, nouveau genre littéraire pouvant se décliner sur les modes qui suivent : mon père était pédophile, mon père était nazi, mon père était un nazi pédophile. C’est une mode, dira-t-on, un peu comme les scoubidous, jadis, chers à Sacha Distel.

Plus qu’énervée, « l’Autriche » ou « l’auteure » – on ne sait plus trop bien quoi écrire – vole dans les plumes de l’ancien Premier ministre de la manière la plus grossière qui soit. On n’entrera pas dans le détail des malversations réelles ou supposées de ce dernier, ne retenant que cette seule phrase de la « procureure »/ »procureuse » d’un soir : « Ce n’est pas une question d’illégalité, c’est une question de décence. »

La décence, parlons-en, justement. Pour ce faire, remontons à 2006, année à laquelle Christine Angot publie un récit d’autofiction – évidemment – intitulé Le Marché des amants ; déjà, rien que ce titre… Elle y détaille par le menu son idylle avec Bruno Beausir, plus connu sous le nom de Doc Gynéco, rappeur qui défraye ensuite la chronique, puisque proche soutien de Nicolas Sarkozy en 2007. Extraits choisis, à éviter toutefois de montrer aux enfants : « On faisait l’amour, on jouissait, il me prenait dans le vagin mais par derrière, en me demandant de serrer mes jambes et de croiser mes chevilles. » En d’autres termes, madame était servie de cinq à sept.

Seul problème et véritable nœud du livre, si l’on peut dire, Doc est adepte des vices orientaux et des ultimes outrages, tandis que Christine lui interdit la porte des cabinets jouxtant celle de la traditionnelle salle de jeu : « Il était un peu déçu, mais il ne se trompait pas de trou. […] Il me prenait, me mettait dos à la fenêtre, essayait de baisser mon pantalon pour introduire sa queue, en m’immobilisant contre le mur et la fenêtre. Ou alors, j’étais à mon bureau, il la sortait et la mettait devant ma bouche… – Bruno non, non, je te dis. Pas maintenant.

Pas comme ça. – Si. – Non Bruno, je ne veux pas comme ça. – Allez, juste un petit peu. »
Dans le registre du livre à lire d’une seule main, il sera toujours préférable de relire Brigade mondaine, collection créée par Gérard de Villiers et dont les meilleurs titres furent signés, sous pseudonyme, par un autre cher défunt : le regretté Philippe Muray…

Dans cette affaire finalement assez risible – la bourgeoise qui s’encanaille est une histoire ne datant pas d’hier –, le plus misérable n’est pas forcément le déballage intime de celle qui confond sœur Emmanuelle et Emmanuelle tout court (la belle Sylvia Kristel dans son fauteuil en rotin), mais l’arrogance des amis de Christine Angot, voyant chez le fougueux Bruno Beausir une sorte de bête de foire sortie d’une exposition coloniale.

Il s’en explique, d’ailleurs, à l’hebdomadaire Elle, en septembre 2008 : « Ils ne se comprennent qu’entre eux. On dirait une sorte de secte avec un langage codé, qui ne connaît rien d’autre que la littérature. Ils étaient très intolérants quand on parlait d’autres arts, plus simples, comme la chanson. Ils te disent qu’ils se sentent proches des gens modestes, tout en étant assis dans un restau à 150 euros par personne. Et après, ils se croient rebelles, anarchistes ! C’est comique. »

Le mot de la fin revient, bien sûr, à l’infortuné David Pujadas : « C’était une tentative de dialogue. Parfois, ça réussit. Parfois, ça s’emmanche moins bien. »

Doc Gynéco n’aurait pas mieux dit.

Nicolas Gauthier – Boulevard Voltaire

Delit D'images
2 Commentaires
  • DOUCET

    Le commentaire est même gentils par rapport à ce qu’elle a voulu prouver.
    Entre autre le coup du bracelet était hilarant.

    26 mars 2017 à 18 h 55 min
  • Pierre B.

    J’ai déjà vu des choses plus hilarantes. Désolé!

    27 mars 2017 à 16 h 02 min
Traduire le site »

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Nous utilisons Google Analytics pour réaliser des analyses statistiques sur l'audience.
  • _ga
  • _gid
  • _gat

Refuser tous les services
Accepter tous les services