Expo pédophile subventionnée à Saint-Etienne!

“L’exposition* du duo d’artistes Laura Bottereau & Marine Fiquet nous plonge dans un hors-champs, un décor fantasmagorique aussi graphique que scénographique où les notions de jeu, d’enfance et de naïveté se distordent. Par strates textuelles et visuelles, ces évocations s’entremêlent, nous laissant entrevoir des actions suspendues dans lesquelles flottent des figures enfantines.
Leurs dessins et installations construisent des ellipses temporelles chargéesde symboliques multiples, soulignant la complexité de l’enfance, les tâtonnements, la violence et les tiraillements qu’elle engendre. Avec subtilité, les artistes abordent les questions relatives à la construction d’une identité genrée, sexuée, souvent figée ou niée par le regard de l’autre.”

* L’aube des rigueurs molles

Photos et illustrations.

 

Avec le soutien des DRAC Auvergne Rhône Alpes & Pays de la Loire, des villes de Nantes & Saint-Étienne, des régions Auvergne Rhône Alpes & Pays de la Loire, du département Loire AtlantiqueLes Limbes est membre du réseau Adele

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Texte complet de la galerie Les limbes

“L’exposition du duo d’artistes Laura Bottereau & Marine Fiquet nous plonge dans un hors-champ, un décor fantasmagorique tant graphique que scénographique où les notions de jeu, d’enfance et de naïveté se distordent. Par strates textuelles et visuelles, ces évocations se mêlent et laissent entrevoir des actions suspendues et théâtralisées dans lesquelles flottent des figures enfantines.

Leurs œuvres, dessins et installations, se construisent par ellipses temporelles. Soulignant la complexité de l’enfance, elles évoquent ses tâtonnements, sa cruauté et les tiraillements qu’elle engendre. Avec subtilité, les artistes abordent des problématiques liées à la construction d’une identité genrée et sexuée, souvent figée ou niée par le regard de l’autre, notamment celui des adultes.

Les œuvres inédites présentées dans cette exposition témoignent d’une nouvelle dimension dans leur pratique. Laura Bottereau & Marine Fiquet s’attachent davantage à la polysémie de la langue, aux significations et interprétations multiples de l’écriture. Elles présentent ici des pièces empreintes d’une poésie du décalage, l’ambivalence qui les caractérisent se déploie tant dans les termes que les situations mises en scène. Cette apparition du texte entraîne des glissements entre signifiant et signifié, entre visible et dissimulé, derrière les apparences, où se jouent fausse innocence et rapports de pouvoir.

Ainsi, la nouvelle installation Berne(r), met en scène une fillette, robe retournée sur la tête, tenant un drapeau entre ses jambes sur lequel le titre de l’oeuvre est brodé. Usant des différentes lectures possibles du terme, les artistes placent ici le spectateur face à une multitude de questionnements : qui berne qui ? La fillette est-elle victime de cette situation ? Est-ce un simulacre ? Jouant ironiquement des assignations de genre, cette installation interpelle et soulève la question des rapports de domination et des stéréotypes présents dans l’imaginaire collectif.

La série de dessins Abcéder, réalisée en août 2017, a quant à elle pour origine des extraits d’exercices grammaticaux pour enfants des années 70. “Ils seront secoués, il était culbuté, ils sont arrosés”, le champs lexical sinistre et violent qui y est employé laisse perplexe. Chacun des dessins, réalisé à partir d’une sélection de phrases présentes dans les exercices, opère une relecture visuelle de leur contenu. Cet ensemble est l’occasion pour les artistes d’utiliser le hors-champ, la construction d’une narration est ainsi amenée par le débordement des images d’un cadre à l’autre.

Le choix du titre L’aube des rigueurs molles renvoie quant à lui à cette double temporalité présente dans l’exposition, entre le corps et le décor. Ainsi l’aube peut être perçue dans son rapport au paysage mais aussi dans son rapport au corps: l’éveil, la découverte du corps et de ses désirs, qu’ils soient assumés ou inavoués. Les rigueurs molles, fragment antithétique, renvoit au principe même de leur travail qui engage de nombreuses doubles lectures et joue avec les polarités, les oppositions et les rapports de forces.

Pour cette exposition Laura Bottereau & Marine Fiquet multiplient ainsi les jeux polysémiques à la fois textuels et visuels. Proposant des figures enfantines hybrides, aux corps elliptiques et dysfonctionnels, le duo construit un univers doux-amer peuplé de fantasmes paradoxaux, de symboles réappropriés et détournés toujours nuancé par une ironie mordante.”

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1 commentaire

  1. L'Imprécateur

    Quelqu’un saurait-il nous traduire ce texte écrit dans une langue mal connue, le “Charabia”, langue paraît-il de la peuplade dite des “Intellos déficients”, sans que nous en soyons sûrs?

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