“Croix de saint Jean-Paul II, croix de saint Nicolas, croix de la Croix-Rouge… toutes les croix disparaissent”

“Croix de saint Jean-Paul II, croix de saint Nicolas, croix de la Croix-Rouge… toutes les croix disparaissent”

C’est en Belgique que cela se passe. Lors de la dernière semaine de novembre, le Comité provincial de la Croix-Rouge à Liège a estimé que le principe de neutralité compris dans ses sept principes fondamentaux induisait la suppression des crucifix dans ses locaux ; alors même qu’aucune plainte n’avait été formulée à leur encontre. Ils ont donc demandé que soient enlevées les croix présentes dans leurs différentes antennes locales.

Plusieurs bénévoles ont exprimé leur colère à la suite de cette décision prise au sommet sans que l’avis des membres de la Croix-Rouge n’ait été sollicité.

S’il faut une neutralité religieuse absolue, que faire de l’emblème de l’association humanitaire ? La croix n’est-elle pas une référence explicite au symbole chrétien  ? André Rouffart, président de la maison Croix-Rouge de Verviers, affirme qu’il n’y a pas de lien entre l’emblème de l’organisation et la religion chrétienne. En effet, le drapeau rouge et blanc bien connu ne serait qu’un drapeau suisse inversé.

Alors d’où vient le drapeau suisse ? Trois origines sont discutées : la légion thébaine massacrée, parce que chrétienne, le drapeau de guerre du Saint Empire ou tout simplement la Croix de la Passion. Les trois sources sont chrétiennes. Le drapeau suisse est donc d’inspiration chrétienne. Si l’emblème de la croix s’inspire du drapeau suisse et que celui-ci s’inspire de la Croix du Christ, nous pouvons dire sans difficulté que l’emblème de la Croix-Rouge est d’inspiration chrétienne.

Rappelons que le nom complet de cette immense organisation est le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Le mouvement assume tout à fait le caractère religieux du croissant, celui-ci a été reconnu comme emblème officiel en 1929. Si une exception est possible pour la religion musulmane, il serait juste qu’une exception soit également faite pour les catholiques. D’ailleurs Magen David Adom – une société nationale de la Croix-Rouge et également le service d’urgence officiel d’Israël – porte l’étoile de David sur son drapeau.

Cette action commanditée par le comité provincial de la Croix-Rouge à Liège interroge. Pourquoi retirer un crucifix qui ne dérangeait personne si ce n’est pour faire allégeance à un principe de neutralité mal compris ?

Comme l’a dit un bénévole, le même crucifix, dans le même local, au même emplacement, avec une étiquette faisant mention de son prix, n’aurait pas entrainé de censure. Alors ? Déchristianisation ordinaire ?

 

 

Lu sur L’homme nouveau

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