Crash de la Germanwings/ Les révélations de Laurent Obertone dans « Le diable du ciel » (Vidéo)

En voici la présentation de l’éditeur :

Attachez vos ceintures. 
Entrez dans la boîte noire du vol sans retour de la Germanwings

Le 24 mars 2015, un enquêteur du BEA doit comprendre ce qui s’est passé lors du vol 9525 de la Germanwings en partance de Barcelone et à destination de Düsseldorf. Après avoir entamé une descente non autorisée, l’Airbus allemand ne répond plus au contrôle aérien, plonge sous les nuages et se pulvérise contre les Alpes sur un angle sévère, au bout d’une trajectoire tendue, à très haute vitesse. L’absorption du choc par l’avion et ses occupants a été maximale. Une force cinétique d’un milliard de joules. Nul n’a survécu. Dans un roman oppressant comme la carlingue d’un appareil plongeant vers la mort, l’enquêteur part à la découverte de la personnalité complexe de l’homme passé sous les radars des psychiatres allemands et qui a précipité cent-quarante-neuf innocents dans une chute verticale de dix kilomètres. Il retranscrit les minutes du drame et établit le déroulé exact des faits, du début du vol jusqu’à l’impact de l’avion qui vient de devenir le centre du monde. 

Plongez dans un thriller crépusculaire inoubliable, à 38 000 pieds d’altitude, à la merci d’une intensité dramatique et d’une écriture d’acier qui placent Le Diable du Ciel au firmament des romans catastrophes. 

Maître incontesté du récit criminel, Laurent Obertone révèle pour la première fois l’intégralité du dossier d’enquête, livre un véritable missile littéraire, arrache le lecteur du sol et l’entraîne dans l’histoire réelle et intime du monstre de soixante-cinq tonnes lancé par un homme enfermé dans sa tête et son cockpit. Et qui fonce sur la montagne. 

Bienvenue à bord du vol 9525 de la Germanwings.

Laurent Obertone – qu’on avait quitté avec Guerilla  et qui s’était notamment fait connaitre du grand public avec La France Orange Mécanique  – revient ici dans un style dans lequel il excelle : le roman, le récit. Car ce « diable du ciel » n’est pas sans rappeler – toute thématique mise à part – son « Utoya » qui plongeait de façon glaçante et brillante (son meilleur ouvrage à ce jour sans doute) dans la peau du tueur Anders Breivik.

Il s’agit d’un gros travail de journaliste effectué par Laurent Obertone, qui a, pour écrire son livre, dépouillé et retranscrit avec sérieux les rapports, les archives médicales, les notes de police …le tout pour nous plonger dans la tête d’Andreas Lubitz, le pilote auteur du crash.

L’auteur retranscrit dans une atmosphère pesante, du début du vol jusqu’au crash, en établissant le déroulé exact des faits. On ne spoilera pas ici, mais il y a des choses qui, jusqu’ici, n’étaient pas connues du grand public, ce qui suscitera encore plus l’intérêt du lecteur. Mais aussi des interprétations d’Obertone, qu’il n’a pas la prétention de définir comme étant l’unique vérité.

Sortant de la sphère politique avec « Le diable du ciel », Laurent Obertone parvient à se renouveler, année après année, en envoyant son lectorat sur des thématiques très différentes les unes des autres, avec toutefois la volonté de faire du livre choc (« quel genre ? Genre du livre choc …»).

C’est en tout cas dans ce style littéraire qu’il semble s’épanouir le mieux , et cet ouvrage en appelle, espérons le, d’autres à venir rapidement.

 

Le diable du ciel – Laurent Obertone – Editions ring – 18 euros 

 

 

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