Les caves, un nouveau marché locatif (Vidéo)

Si à Paris, les prix des logements peuvent décourager les investisseurs, le marché des caves reste, lui, abordable même s’il connaît un essor spectaculaire. Alors que le prix au mètre carré d’un bien immobilier a franchi les 9000 euros, celui des caves oscille entre 1500 et 3000 euros.

Autre avantage de cet investissement: la rentabilité. Une étude Deloitte du mois de juillet montrait qu’en 2016, le taux de rendement d’un investissement locatif à Paris intra-muros s’élevait à 2,8%.

Le site jestocke.com, spécialiste du garde-meuble entre particuliers, montre que la rentabilité brute d’une cave à Paris n’est jamais inférieure à 5%. “Les IVe, VIe et XIIe arrondissements affichent un taux de rentabilité de l’ordre de 14%, soit une augmentation de 6% par rapport à 2016. À contrario, le IIe et le XVe ont perdu environ 3% de rendement, affichant désormais un taux de rentabilité entre 5 et 7%”, selon les estimations du site.

Une rentabilité qui attire. En effet, jestocke.com a enregistré, sur les trois premiers trimestre 2017, une hausse de 163% du nombre de caves proposées à la location. Et bonne nouvelle pour les épargnants intéressés par ce placement, la demande est là aussi. “Avec une croissance de 190% en 2017, le marché parisien de la cave se porte à merveille. Certains arrondissements tels que le XVe (+767%), le XIe (+520%) et le XVIIIe (+510%) sont particulièrement prisés”, précise le site. Coté loyer, les prix vont de 15 euros du mètre carré à 23 euros du mètre carré.

Attention tout de même si vous voulez rentabiliser directement votre propre cave. Si vous êtes locataires, il faut une autorisation du propriétaire avant de sous-louer la cave. Par ailleurs, “la redevance perçue par le locataire doit être inférieure au montant du loyer habitation que lui-même paie. Par exemple, si le loyer d’habitation est de 500 euros, la sous-location ne doit pas dépasser 500 euros”, nous explique jestocke.com. Pour les Parisiens propriétaires, il faut obtenir l’accord de la copropriété. Et dans tous les cas, il est très fortement conseillé d’avertir son assureur.

 

 

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