Baby driver, une belle réussite (Bande-annonce)

Baby Driver est un film américain, aux confins du film d’action et du policier. Le Chauffeur Bébé, suivant la traduction exacte et pertinente, est un jeune homme joufflu de vingt ans, surnommé donc Bébé/Baby par le maffieux pour lequel il est obligé de travailler. Particularité visible, il est toujours coiffé d’un casque, écoutant de la musique, et ce en toutes circonstances : en fait, telle est sa façon de combattre les acouphènes – impressions auditives perturbantes – dont il souffre, et il sait se concentrer parfaitement au cours de l’action, même s’il a l’air en permanence ailleurs. Il est aussi très peu loquace. Tout ceci étonne ses complices, qui le prennent pour un débile léger, ce qu’il n’est pas, mais le chef maffieux le félicite au contraire de son laconisme, qualité de base pour des mafieux.
 
Orphelin dès l’enfance, il avait commis, malgré les soins de son tuteur, vieil homme muet, quelques vols durant l’adolescence. Il avait en particulier volé, sans le savoir évidemment, la voiture du chef de la mafia de la ville américaine dans laquelle il vit. Capturé par celui-ci, il est alors obligé de travailler pour lui afin de rembourser sa « dette ». Baby n’est pas foncièrement méchant, au contraire, mais s’il veut vivre, il doit obéir. Il se montre curieusement très doué pour la conduite sportive de puissantes automobiles, et est donc régulièrement mobilisé pour assurer les évacuations des équipes de braqueurs de banques, de bureaux postaux ou de bijouteries, au service du chef maffieux. Les courses-poursuites automobiles raviront les amateurs. Nous n’en sommes pas particulièrement, mais Baby Driver peut heureusement intéresser aussi, et davantage, par le travail proposé sur ses personnages. Tous ces bandits, hauts en couleur, sont au fond tout sauf crédibles, mais ils agissent tous suivant des interactions amicales ou conflictuelles logiques tout le long du film.
 

Baby Driver, une belle réussite pour un film d’action

 
Baby tente de se sortir de cet univers mafieux, par honnêteté foncière et aussi parce qu’il est tombé fou amoureux d’une très jolie serveuse. Cette dernière, vite éprise aussi, est tout de même surprise par la présence à éclipses de son amoureux, ses silences et ses mystérieuses obligations professionnelles inattendues et évidemment inavouables. Baby Driver propose dans ce film de gangsters, en contrepoint, une simple et touchante petite histoire d’amour. Précisions, et nous y tenons sur un plan moral, qu’aussi sympathique que soit Baby, le crime ne paiera pas.
 
Dans le genre, en soi fort limité du film d’action, Baby Driver est donc selon nous une belle réussite.

 

 

 

Lu sur Réinformation TV
 

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