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Adieu Mandalay (Bande-annonce)

Adieu Mandalay (Bande-annonce)

Adieu Mandalay est un film international d’Asie du Sud-Est : un réalisateur taïwanais a dirigé des acteurs birmans, pour une action se déroulant en Thaïlande. Mandalay est la capitale historique de la Birmanie ou Myanmar, avant les transferts de cette fonction de pouvoir à Rangoon puis Naypyidaw. La Birmanie est, avec le Laos, est un des pays les plus pauvres de la région. Des années 1960 aux années 2000, elle a connu un régime autoritaire militaire, se réclamant du socialisme, et l’appliquant. Il en est résulté un retard de développement très net en comparaison de la Thaïlande voisine. Encore aujourd’hui, après une décennie de réformes économiques et politique en Birmanie, elle fait figure de pays riche, qui fait rêver les jeunes Birmans. La Thaïlande abrite actuellement plusieurs millions de Birmans aux statuts légaux très variables, avec des réfugiés authentiques – qui avaient fui les guerres ethniques en Birmanie -, des travailleurs immigrés légaux et d’autres illégaux. Depuis une décennie, la Thaïlande cherche à combattre la présence du travail illégal birman sur son sol. Cette nouvelle politique peut avoir en effet des conséquences dramatiques pour les immigrés clandestins birmans en Thaïlande : ils risquent l’expulsion, ce qui signifierait souvent la fin de rêves, mais surtout la ruine pour les familles, très endettées au pays pour financer cette émigration illégale en amont.

Adieu Mandalay, absolument remarquable

 Nous nous garderons de tirer des conclusions politiques générales de ce drame humain. Il s’agit quoi qu’il en soit d’un drame authentique, développé avec talent dans un film absolument remarquable. Le ton d’Adieu Mandalay est toujours juste. Il est vrai que les immigrés clandestins birmans sont exploités. Les employeurs, comme les fonctionnaires ou policiers thaïlandais, font preuve à leur sujet d’une hypocrisie remarquable et générale. Ils veulent tous faire respecter les lois, mais ferment les yeux contre des cadeaux, à effectuer suivant un code culturel strict. On montre son estime au policier, on ne l’achète pas…Les employeurs peu scrupuleux ne sont pas pour autant esclavagistes au sens strict, ni totalement inhumains. Mais l’humanité s’arrête vite au seuil de l’intérêt. Quant aux clandestins birmans, clairement victimes, ils ont été motivés avant tout par la passion de s’enrichir, qui les pousse encore à tomber, par étapes, de l’illégalité contrainte au monde du crime ou de la prostitution. Ces réalités sordides sont évoquées avec une retenue formelle à saluer, et qui n’a donc rien inaccessible. Adieu Mandalay intéresse particulièrement pour son aspect quasi-documentaire. Mais la passion à sens unique d’un ouvrier birman pour sa compatriote peut aussi émouvoir. Ainsi Adieu Mandalay est absolument remarquable, et à voir. La fin, dans la logique du film, sera particulièrement rude, signalons-nous seulement pour le public sensible.

Lu sur Réinformation TV

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