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“Chers amis journalistes, ça ne vous lasse pas, cette servilité ?”

“Chers amis journalistes, ça ne vous lasse pas, cette servilité ?”

Avec Noël sont revenus de grands classiques : le père Noël, la messe de minuit, la bénédiction urbi et orbi. Mais d’autres s’ajoutent à la longue liste des oubliés dans le grand déclin.
Oh ! Il y a beau que, de cette fête, on cache tout sens chrétien. Commémoration de la Nativité incluse. Mais nous n’étions pas habitués à ce que les plus hautes autorités omettent leur devoir d’état et de convivialité, en adressant un message de sympathie aux chrétiens. Leurs chaleureux saluts étant déjà pris pour le ramadan, par la célébration de Pessah ou du Yom Kippour, on doit en prendre son parti ! Et puis… les chrétiens ne forment pas une communauté parmi d’autres ! Point n’est besoin de les saluer – « Eh… psst… Manuel ! T’as raison, ils forment une nation ! »
Nos chers princes élyséen et matignonesque avaient sans doute fort à faire avec les vœux à chacune de leurs ex et à leurs enfants ci et là éparpillés. N’ayant pas don d’ubiquité, ils n’en pouvaient mais !
Notons aussi, et ça c’est vraiment nouveau, l’accélération des mots interdits ! À travers l’autocensure et le savonnage des Gross Médias :
Jeudi au 20 heures de TF1, cinq minutes de reportage : un repas de Noël en faveur des plus défavorisés. On parla de jeunes bénévoles, de mères venant transmettre le sens du service à leurs petiots, etc. Très bien, très bien… Mais où se passait cet accueil pour 200 invités, personnes âgées ou isolées ? D’où vinrent les 50 bénévoles ? Tiens donc ! Eh bien, vous ne le saurez point. Seuls les plus habitués auront reconnu la crypte d’une grande église parisienne. La crypte ? Oui, la crypte… Mais rassurez-vous : tout symbole chrétien fut soigneusement flouté – le chœur et sa fresque, la grande croix, etc. Seul le prêtre eut droit à une seconde d’image durant laquelle les plus pratiquants – vous savez, les 24 % – auront reconnu un col romain.
Il semblait donc malvenu de dire que c’est une communauté chrétienne qui accueillit. Interdit de dire le lieu. Mots interdits ?
France 2 ? Il y est aussi proscrit de citer des associations et communautés catholiques pratiquant une charité de proximité. Témoin un long reportage mardi 23 au 20 heures : l’on vit l’unique maraude bénévole et médicalisée de France. Elle est assurée par l’Ordre de Malte dans la région parisienne. L’Ordre de quoi, dites-vous ?
Quelle misère ! Eh oui, à côté d’images et d’un reportage positif sur l’action humanitaire, on omet de dire ce qui motive ces acteurs : leur foi ! Leur catholicité ! On tait leur origine. On oublie la croix au nom de laquelle ils agissent. Malte, le nom de l’association fut absolument effacé. Non dit. Mots interdits, suite…
Pensez ! Une association issue de l’aide militaire et caritative durant les croisades : l’Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte… On ne peut tout de même pas rappeler que la plus ancienne association caritative du monde exerce encore une action bénévole !
Dites, chers amis journalistes, ça ne vous lasse pas, cette servilité ?

Bertrand du Boullay – Boulevard Voltaire

Delit D'images
1Commentaire
  • Anonyme

    Comme j’aimerais leur envoyer (aux journaleux) de qui suit et qui date un peu …mais qui, hélas, est toujours d’actualité ! Si seulement ils pouvaient se promener sur ce site pour en tirer profit…

    “François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 376) rapporte les propos de John Swinton, rédacteur en chef du New York Time lors d’un banquet donné en son honneur au dernier semestre 1991 , à l’occasion de son départ en retraite, alors qu’un des convives propose de porter un toast à la liberté de la presse :

    « Quelle folie de porter un toast à la presse indépendante !

    Tous ceux qui sont ici ce soir savent qu’il n’y a pas de presse indépendante. Vous le savez. Je le sais. Personne parmi vous n’oserait publier ses vraies opinions et, s’il était tenté de le faire, vous savez à l’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. On me paie 250 dollars par semaine pour tenir mes vraies opinions en dehors du journal. Certains parmi vous reçoivent la même somme pour le même travail. Si j’autorisais la publication d’une opinion sincère sur n’importe quel numéro de mon journal je perdrais ma place dans les 24h00 comme Othello. Un homme assez fou pour publier une opinion sincère se trouverait vite à la rue, à la recherche d’un autre emploi.

    Le rôle d’un journal de New York est de détruire la vérité de mentir radicalement, de perverti, d’avilir, de ramper aux pieds de Mammon, de se vendre, de vendre son pays et son peuple pour son pain quotidien. Vous savez cela et moi aussi. Alors quelle folie de porter un toast à la presse indépendante. Nous sommes des ustensiles et les vassaux d’hommes riches qui commandent dans la coulisse. Nous sommes leurs pantins : ils tirent les fils et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos vies sont la propriété de ces hommes. Nous sommes des « prostituées intellectuelles ».

    J’applaudis ce communiqué DEBOUT !

    28 décembre 2015 à 9 h 21 min
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