Des ministres à faire peur

Des ministres à faire peur
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Macron nous a vendu le renouvellement, le changement de visages et de politique, on se retrouve avec une série de vieux machins recyclés du PS et du Modem qui vont accélérer le processus dont crève la France.

Plus d’Europe, plus d’immigration, plus de communautarisme, plus de PMA et de GPA… on a l’impression d’avoir à la fois Hollande et Juppé au pouvoir. Les revoilà ! Les passations de pouvoir au cours desquelles ils se tutoient quasiment tous et s’embrassent, étaient à cet égard plus qu’éloquentes. Comme Jean-Marc Ayrault et Le Drian au Quai d’Orsay : « Cher Jean-Yves », mon vieil ami, je te passe le relais en confiance. Réponse de l’autre : « Tu as fait du si bon boulot », moi c’est toi etc. Pourquoi changer dans ce cas ?

Outre l’escrimeuse Laura Flessel, suspendue pour dopage lors de la Coupe du Monde de 2002, (qui le rappelle ? On croyait qu’il fallait des ministres clean…) nouveau ministre des Sports, la « nouveauté », le « coup de génie de Macron » dont les médias de propagande se délectent, c’est Nicolas Hulot nommé ministre d’Etat à la transition écologique et n° 2 du gouvernement. Ancien animateur télé, ce fumiste opportuniste longtemps surmédiatisé, avait été désavoué par sa famille écolo et largement battu aux primaires de 2012 parce qu’il avait accepté des fonds en millions d’euros pour sa fondation de la part de grandes entreprises polluantes comme EDF, Vinci ou L’Oréal. Hulot ou le vieux gadget qui a déjà beaucoup servi le socialisme à longueur de Grenelle de l’environnement et de Cop 21. Comme l’a rappelé Ségolène Royal : « Nous avons fait de nombreux voyages Nicolas et moi ensemble avec François Hollande. » Très bien ! Des hommes neufs et un gouvernement de rupture, on vous dit.

Mention spéciale « Droit dans ses bottes » aux ministres LR Bruno Le Maire et Gérald Darmanin qui vont appliquer à Bercy la politique économique de Macron et son augmentation de la CSG qu’ils avaient abondamment condamnées. La caractéristique de Bruno Le Maire qui a martelé pendant toute sa campagne qu’il était candidat aux primaires « pour être Président, pas ministre, Président ou rien » est qu’il bouffe à tous les râteliers. Il aurait été ministre quel qu’ait été l’élu : Sarko, Juppé, Fillon, Hamon…

Dans ce gouvernement marqué du sceau de la religion européiste, non seulement par les personnalités nommées mais par les appellations mêmes des ministères (presque tous flanqués du nom « Europe ») on trouve une ministre plus inquiétante encore que les autres : Sylvie Goulard ministre des Armées, est une ultra européiste fanatique, bureaucrate de Bruxelles et ancien « conseiller politique » de Romano Prodi, elle caresse le rêve de faire de notre défense nationale une armée européenne sous tutelle de Bruxelles. Le député Jacques Myard rapporte à son sujet : « Sylvie Goulard me confiait dans notre parcours commun au ministère des Affaires étrangères : “Je ne me sens pas française”. » Macron n’a pas mis beaucoup de femmes à des postes importants mais il a mis les bonnes… Une anti-patriote convaincue à la tête de nos armées. Qu’en pense le général de Villiers, chef d’Etat-major des Armées, dont certains sites catholiques avaient laissé entendre qu’il pourrait démissionner si Macron était élu et que nous avons vu serrer plus que chaleureusement la main du nouveau président avec force risettes le jour de la passation de pouvoir ?

Caroline Parmentier – Présent

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