Cannes 20014 / La Queer Palm récompense Pride de Matthew Warchus

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La «Queer Palm» 2014, récompense hors compétition officielle du Festival de Cannes qui distingue chaque année le film traitant le mieux des questions homosexuelles, bisexuelles ou transgenres, a été décernée vendredi soir au long métrage Pride du Britannique Matthew Warchus, ont annoncé les organisateurs.

Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, Pride relate l’alliance des mineurs en grève et des mouvements de lutte homosexuels au début des années 80, un épisode incongru de l’histoire sociale britannique sous l’ère Thatcher.

«C’est une histoire pour inspirer les jeunes qui sont aujourd’hui plus désillusionnés que jamais envers la politique», a dit à l’AFP le réalisateur britannique.

Le jury de la «Queer Palm» 2014 était présidé par le réalisateur canadien Bruce LaBruce. L’an dernier, ce prix LGBT avait récompensé  L’Inconnu du Lac  d’Alain Guiraudie, prix de la mise en scène d’Un Certain Regard, et nommé huit fois aux Césars. La «Queer Palm» est l’équivalent notamment du «Teddy Award» décerné pendant le festival du film de Berlin.

Lauréat 2014 de la «Queer Palm», «Pride une histoire importante et pertinente à raconter aujourd’hui vu le climat d’intolérance et de violence dirigé contre ceux d’entre nous dont la sexualité questionne les normes de la culture dominante», a souligné le président du jury.

«Ce film nous rappelle que les luttes politiques, sexuelles ou sociales contre les pouvoirs réactionnaires et conservateurs sont nées d’un activisme direct», a ajouté Bruce LaBruce.

Créée et animée depuis 2010 par le journaliste Franck Finance-Madureira, la «Queer Palm» a inauguré cette année ses premières «Rencontres professionnelles du cinéma queer».

«Il est important ici à Cannes de réfléchir ensemble aux problèmes inhérents à la production cinématographique des films queer qui mettent en avant la diversité sexuelle», a dit à l’AFP l’organisateur.

Pour Bruce LaBruce dont le dernier film Gerontophilia est sorti en France en mars, «les treize films de la sélection représentaient les sexualités au sens large. Le cinéma queer repousse les frontières de l’orthodoxie. Il est souvent marginalisé selon l’idée qu’il ne toucherait qu’une partie du public. On se rend compte enfin que ce n’est pas la réalité», a-t-il estimé.

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