Agnès Buzyn, ministre de la Santé, favorable à l’euthanasie, à la chasse aux trisomiques et aux laboratoires!

Agnès Buzyn, ministre de la Santé, favorable à l’euthanasie, à la chasse aux trisomiques et aux laboratoires!
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Et elle a été mariée, en première noces, avec l’un des fils de Simone Veil, elle-même ministre de la Santé de 1974 à 1977. Elle a publiquement exprimé la difficulté, selon elle, de limiter les liens entre les chercheurs et l’industrie pharmaceutique. Une position qu’elle devra clarifier vite, cette question étant particulièrement sensible, aujourd’hui, dans l’opinion publique. (NDLR)

 Nommée ministre des Solidarités et de la Santé dans le gouvernement d’Emmanuel Macron et Édouard Philippe, Agnès Buzyn s’était déclarée personnellement favorable à l’euthanasie des enfants, lors d’un colloque au Grand Orient de France en 2015, sur la « fin de vie des enfants ».

« À titre personnel, je suis en faveur de l’espace de liberté belge ».

Pourtant, quand on lui demandait si des enfants en fin de vie émettaient le souhait de mourir, Agnès Buzyn, qui a fait toute sa carrière de médecin à l’hôpital Necker, était catégorique :

« À la lumière de mon expérience, je peux affirmer que les enfants en fin de vie ne demandent pas à mourir. Ils n’ont pas peur de la mort. Ce qui les rend malheureux, c’est de décevoir leurs parents, et de leur faire de la peine ».

Agnès Buzyn intervenait sous les arcanes du Temple Groussier, rue Cadet, siège du Grand Orient, aux côtés du sénateur socialiste belge Philippe Mahoux, auteur de la loi dépénalisant l’euthanasie en 2002. Il est également auteur de la loi qui a étendu l’euthanasie aux enfants, en 2014.

Autre invité, le député du Rhône Jean-Louis Touraine, alors membre du Parti socialiste, qui plaidait pour l’euthanasie des adultes, et des enfants. Conseiller d’Emmanuel Macron pendant la campagne, il brigue un nouveau mandat législatif à Lyon,  sous l’étiquette La République En Marche (LREM).

Agnès Buzyn, présidente du Collège de la Haute Autorité de santé (HAS), a rendu publiques de nouvelles recommandations en matière de dépistage de la trisomie 21. Elle suggère également que ce dépistage soit remboursé par le ministère de la Santé.

La Fondation Jérôme Lejeune a immédiatement réagi :

1er point : l’urgence n’est pas d’éradiquer à 100 %, mais de mettre un terme à l’élimination en masse

La France, où déjà 96% des fœtus détectés trisomiques sont avortés, est un pays leader en matière d’élimination en masse des enfants trisomiques avant leur naissance. Plus on dépiste, plus on élimine. C’est un fait : la généralisation du dépistage prénatal nous a rendus intolérants au handicap. Depuis 20 ans en France, le système de santé qui pousse à la détection prénatale des enfants trisomiques a développé les pratiques mais aussi les mentalités eugénistes.

La HAS souligne que dans les pays ayant développé le nouveau test, le nombre de fœtus détectés trisomiques a augmenté. Puisque la détection prénatale conduit à l’élimination, l’insertion du nouveau test dans le système de santé va conduire à augmenter le nombre de bébés trisomiques supprimés. A quel niveau d’anesthésie des consciences sommes-nous arrivés en France, pour que ce scandale ne soit pas pris en compte ?

2ème point : l’argument de la baisse du nombre d’amniocentèses est discriminant et eugéniste

L’argument du baisse du nombre d’amniocentèses est un argument de vente. La fondation Jérôme Lejeune rappelle le caractère eugéniste de cet argument :

« Les médecins qui s’appuient sur l’argument selon lequel le nouveau test va diminuer le nombre d’amniocentèses servent un argument marketing, de nature à faire vendre, mais stigmatisant pour les personnes atteintes de trisomie 21. Ils justifient leur demande en invoquant une baisse des amniocentèses qui provoquent l’élimination d’enfants sains. Ils utilisent un argument eugéniste, qui tend à discriminer les « fœtus trisomiques » des « fœtus sains ». En valorisant la vie des enfants non atteints, à épargner grâce au test non invasif, ces médecins nient la valeur de la vie des enfants atteints de trisomie 21. Ce faisant ils activent une discrimination, ils délivrent un message de rejet violent aux personnes trisomiques et à leurs proches. » (Jean-Marie Le Méné, président de la fondation, in Les premières victimes du transhumanisme).

3ème point : le nouveau test développe angoisse et culpabilisation

L’insertion du nouveau test dans le système de santé ajoute une étape à  l’ensemble du dispositif actuel : dépistage classique + nouveau test + diagnostic (ICI une INFOGRAPHIE pour comprendre). Il rallonge le processus. Par ailleurs l’élargissement du seuil déterminant la catégorie « à risque » (hier 1/250 aujourd’hui 1/1000) va augmenter le nombre des couples qui seront angoissés. Tous les tableaux du monde, les stratégies de dépistages et recommandations des sociétés les plus savantes devraient être relativisés face à cette réalité de l’angoisse des couples. La fondation rappelle que le système impose aux femmes enceintes un choix culpabilisant. Quand elles apprennent que leur enfant est porteur de la trisomie 21 elles sont sommées de choisir entre éliminer leur enfant ou le faire naître (avec le risque de se sentir responsable du handicap).

Conclusion

La fondation Jérôme Lejeune est habituée à ce qu’en France, les responsables de la santé et les responsables politiques décident dans le sens du développement de la traque des enfants trisomiques avant leur naissance. Ce rapport de la HAS, précédé de la publication le 7 mai d’un décret le matérialisant, ne fait pas exception.

L’importance des trois missions de la fondation Jérôme Lejeune s’en trouve soulignéeaujourd’hui :

  • Développer la recherche à visée thérapeutique au bénéfice des personnes atteintes d’une déficience intellectuelle d’origine génétique
  • Développer sa consultation médicale spécialisée pour ces patients et leur famille
  • Être leur avocat en défendant leur vie et leur dignité

Lu sur Salon Beige

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